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Depuis ce 1er septembre 2026, la Belgique dispose d’un nouveau Code pénal.

Dit comme cela, l’information peut sembler assez lointaine de nos préoccupations quotidiennes. Après tout, sauf à être directement confronté à une procédure pénale, pourquoi s’intéresser à un changement de Code pénal ?

Parce qu’il s’agit en réalité d’une réforme majeure.

Le précédent Code datait de 1867. Bien entendu, il avait été modifié à de très nombreuses reprises, mais ses fondations remontaient à une autre époque. Plus de 150 ans plus tard, le législateur ne s’est donc pas contenté de mettre quelques articles à jour : il a revu l’organisation du droit pénal, certaines infractions et, surtout, la manière dont nous concevons la peine elle-même.

Punir, oui. Mais dans quel but ?

C’est probablement l’aspect de la réforme qui nous semble le plus intéressant.

Pendant très longtemps, la logique de la sanction pénale pouvait être résumée assez simplement : une personne commet une faute, la société lui inflige une peine proportionnée à cette faute.

Le nouveau Code introduit une réflexion supplémentaire : qu’attend-on concrètement de cette peine ?

Punir reste évidemment nécessaire. Mais la peine ne doit plus être considérée comme une finalité en soi.

Le juge est désormais invité à réfléchir aux conséquences de la sanction : pour la victime, pour l’auteur des faits, pour son entourage, mais également pour la société. L’objectif est notamment de favoriser la réinsertion, de prévenir la récidive, de protéger la société et de rechercher une forme de réparation.

Cette évolution se traduit très concrètement par un principe important : la prison devient le dernier recours.

Avant de prononcer une peine d’emprisonnement, le juge doit examiner si les objectifs poursuivis ne peuvent pas être atteints autrement : peine de travail, probation, amende ou autres mesures prévues par la loi. S’il estime que l’emprisonnement reste nécessaire, il devra motiver ce choix.

Ce n’est donc pas nécessairement une justice « plus douce ». C’est plutôt la volonté d’avoir une peine plus utile et plus adaptée à chaque situation.

Une sanction qui désocialise complètement quelqu’un pour une infraction relativement limitée est-elle toujours la meilleure solution ? À l’inverse, certaines violences ou certains comportements particulièrement graves justifient-ils des sanctions plus sévères ?

C’est cette réflexion que le nouveau Code entend davantage imposer.

Huit niveaux de peine plutôt que « contravention, délit ou crime »

Autre changement important : les catégories historiques de contraventions, délits et crimes disparaissent.

Elles sont remplacées par une échelle de huit niveaux de peine, du niveau 1 pour les infractions les moins sévèrement sanctionnées jusqu’au niveau 8 pour les faits les plus graves.

L’objectif est notamment de rendre le système plus cohérent et plus lisible.

Le premier niveau ne prévoit d’ailleurs plus d’emprisonnement. À partir du niveau 2, la prison redevient possible, avec une gradation jusqu’aux infractions les plus graves.

De nouvelles infractions pour de nouvelles réalités

Un Code pénal écrit au XXIe siècle doit aussi répondre à des situations qui n’étaient évidemment pas envisagées de la même manière en 1867.

De nouvelles infractions apparaissent donc ou sont désormais expressément identifiées.

C’est notamment le cas de l’écocide, qui vise certaines atteintes particulièrement graves à l’environnement.

L’incitation au suicide devient également une infraction à part entière, avec notamment en toile de fond certaines situations de harcèlement, y compris sur les réseaux sociaux.

Dans le domaine de la circulation routière, on voit également apparaître la notion spécifique d’homicide routier pour les accidents mortels de la route.

À l’inverse, certaines infractions disparaissent du Code pénal fédéral lorsqu’elles sont désormais sanctionnées par d’autres réglementations.

Et pour vous, qu’est-ce que cela peut réellement changer ?

Pour la très grande majorité d’entre nous : rien demain matin.

Mais cela ne signifie pas que cette réforme soit purement théorique.

Un accident de circulation avec des conséquences graves, une altercation qui dégénère, certaines infractions commises dans le cadre professionnel, une situation de harcèlement, des faits environnementaux ou encore une responsabilité susceptible d’être recherchée dans le cadre de l’activité d’une entreprise peuvent rapidement faire entrer une personne qui ne s’y attendait absolument pas dans le champ pénal.

Et c’est précisément là qu’un autre aspect de l’entrée en vigueur du nouveau Code devient intéressant.

Des faits commis avant le 1er septembre 2026 ? La question mérite d’être posée.

Pendant plusieurs années, les tribunaux vont nécessairement devoir traiter des faits commis avant le 1er septembre 2026, alors que le nouveau Code est déjà entré en vigueur.

Quelle loi appliquer dans ce cas ?

Le principe est important : une nouvelle loi pénale plus sévère ne peut pas être appliquée rétroactivement. En revanche, si la nouvelle loi est plus favorable à l’auteur des faits, celui-ci peut en bénéficier.

Autrement dit, pour certains dossiers actuellement en cours, il faudra réellement comparer l’ancien et le nouveau régime.

Et cette comparaison peut avoir des conséquences très concrètes.

Pour certains faits de violence relativement limités, par exemple, le nouveau Code peut conduire à un niveau de peine ne prévoyant plus d’emprisonnement. Dans d’autres circonstances, au contraire, l’ancien régime pourra être plus favorable.

Il ne faut donc surtout pas retenir que « le nouveau Code est plus doux » ou, à l’inverse, « plus sévère ».

Cela dépend de l’infraction et des circonstances.

Et l’assurance dans tout cela ?

C’est évidemment la question qui nous intéresse également en tant que courtiers.

Une assurance ne permettra jamais d’effacer une responsabilité pénale ni de faire prendre en charge une peine ou une amende pénale qui doit rester personnellement supportée par son auteur.

En revanche, lorsqu’une personne est confrontée à une procédure, la défense de ses intérêts peut rapidement devenir un véritable enjeu.

Selon les circonstances et les contrats souscrits, une assurance de protection juridique peut intervenir pour organiser et financer la défense de l’assuré, notamment les honoraires d’un avocat et certains frais liés à la procédure.

Pour un particulier, un conducteur, un indépendant, un dirigeant d’entreprise ou une société, les situations et les couvertures peuvent évidemment être très différentes.

C’est aussi une bonne occasion de rappeler qu’une protection juridique ne doit pas uniquement être envisagée lorsque le conflit est déjà là. C’est précisément avant d’en avoir besoin qu’il est utile de vérifier ce que son contrat couvre réellement.

Une réforme juridique, mais surtout un changement de philosophie

On retiendra évidemment les nouvelles infractions, les huit niveaux de peine ou encore la prison comme dernier recours.

Mais le changement le plus profond est peut-être ailleurs.

Après plus de 150 ans, notre droit pénal pose plus explicitement une question qui paraît finalement assez simple :

une fois la peine exécutée, dans quelle situation voulons-nous retrouver la victime, l’auteur des faits et la société ?

La sanction reste nécessaire. La protection de la société également. Mais le nouveau Code demande davantage de réfléchir à l’efficacité de la peine, à la prévention de la récidive, à la réparation et à la réinsertion.

Il faudra évidemment du temps et de la jurisprudence pour voir comment ces principes seront appliqués concrètement par les tribunaux.

Mais sur le fond, ce 1er septembre 2026 marque bien davantage qu’un simple changement de textes : c’est une nouvelle manière de réfléchir à la réponse pénale qui entre progressivement dans notre droit.

Depuis le 1er janvier 2025, DAS a mis en place une augmentation significative de ses primes et introduit un modèle de tarification variable basé sur le profil de risque de chaque client. Cette évolution, portée par une hausse généralisée des coûts, reflète des réalités économiques incontournables.

En tant que leader incontesté sur le marché de la protection juridique, DAS ouvre la voie à une tendance qui pourrait s’étendre à l’ensemble des acteurs du secteur. Voyons ensemble les raisons de ce changement et pourquoi il reste important de pouvoir compter sur une protection juridique qualitative et adaptée.

 

Une augmentation des coûts devenue insoutenable

Depuis plusieurs années, DAS fait face à une hausse constante et marquée des coûts liés à la gestion des sinistres.
D’autres facteurs, comme l’augmentation des procédures d’appel et des frais administratifs, accentuent cette tendance. Près de 75 % des litiges pris en charge par DAS sont réglés à l’amiable, générant des coûts de gestion internes importants.
Certains produits, tels que BeneFisc ou LRC All Risk, ont été tellement sollicités qu’ils généraient des pertes structurelles importantes pour chaque prime encaissée. La révision tarifaire devenait donc une nécessité pour préserver l’équilibre financier et la qualité du service.

Une tendance qui s’étend à tout le marché

En tant que leader historique et pionnier sur le marché de la protection juridique, la DAS reste un indicateur de référence pour l’ensemble du secteur. Si la société a dû réviser sa tarification, il est fort probable que ses concurrents adoptent dans un futur proche des démarches similaires.

Car ces derniers font face aux mêmes pressions économiques : hausse des frais juridiques, complexification des litiges et attentes accrues des clients. La DAS a néanmoins choisi de maintenir des garanties complètes et un service haut de gamme, en cohérence avec sa réputation de fiabilité et d’expertise.

Un modèle de tarification plus équitable?

Pour accompagner cette augmentation, la DAS a introduit un modèle de tarification variable basé sur un score de risque. Ce modèle permet de calculer une prime ajustée en fonction de trois critères principaux : la fréquence des sinistres, leur coût et la localisation géographique du client.
Ce système vise à récompenser les clients ayant un profil de risque favorable tout en ajustant les tarifs pour ceux qui sollicitent davantage la garantie notamment lorsque les sinistres sont plus fréquents.

Chaque contrat est désormais accompagné d’un score de risque qui peut influer sur la prime, dans une limite maximale de 15 % par rapport à la base tarifaire. On pourrait un peu comparer cette tarification variable au malus qui sera appliqué à votre contrat auto en cas de sinistre responsable…

Le rôle essentiel de la protection juridique

Malgré l’augmentation des primes, il convient de souligner qu’une protection juridique reste un outil indispensable pour se défendre efficacement. Les honoraires d’un avocat, d’un expert ou les frais d’une procédure peuvent atteindre des montants exorbitants.
La protection juridique permet non seulement de couvrir ces frais, mais aussi de bénéficier d’un accompagnement et de conseils dès les premières étapes d’un litige, réduisant ainsi les risques et les coûts à long terme.

En protégeant ses clients contre ces dépenses imprévues, DAS continue de jouer un rôle crucial dans la défense de leurs droits. Renoncer à une protection juridique, même dans un contexte de hausse tarifaire, serait une prise de risque démesurée.

Notre rôle en tant que courtiers : indépendance et accompagnement

En tant que courtiers, nous avons une mission fondamentale : rechercher pour nos clients les partenaires qui offrent le meilleur équilibre entre prix et prestations. Notre indépendance vis-à-vis des compagnies d’assurance nous permet de comparer les solutions disponibles sur le marché et de vous proposer celles qui répondent le mieux à vos besoins spécifiques.

Nous restons également vigilants face à ces hausses tarifaires. Si nous comprenons la nécessité économique de ces ajustements pour la DAS, nous veillons à ce que ces augmentations soient justifiées et à ce que nos clients continuent de bénéficier d’une couverture avantageuse.

Notre objectif est de vous accompagner dans cette transition en vous apportant une transparence totale et des conseils personnalisés pour optimiser vos contrats et votre protection face aux risques.

Une évolution incontournable pour une couverture de qualité

Une seule heure d’honoraire, facturée par un avocat entre 150 et 500 euros, représente souvent un coût bien supérieur à la prime annuelle d’une assurance protection juridique.

Une simple procédure, même de faible envergure, peut rapidement représenter un coût difficile à assumer pour un particulier ou une entreprise. Dans ce contexte, l’augmentation des primes et l’introduction de la tarification variable par la DAS répondent à des défis financiers qui ne pouvaient plus être ignorés.

En maintenant des garanties complètes et une approche haut de gamme, la DAS reste fidèle à son engagement envers ses clients. Toutefois, cette tendance est appelée à s’étendre à l’ensemble du secteur, reflétant une hausse généralisée des coûts de la justice.

En tant que courtier, nous sommes là pour vous guider et vous défendre, en vous garantissant des solutions qui allient qualité et compétitivité. La protection juridique reste un investissement essentiel, et nous nous engageons à ce qu’elle demeure accessible et adaptée à vos besoins.